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Carrefour : la franchise (et le conflit avec les franchisés) en chiffres

La franchise Carrefour

Rapportés à l’ensemble du réseau de proximité de Carrefour (5 000 points de vente), les 300 frondeurs de l’Association des Franchisés Carrefour ne pèsent pas bien lourd : à peine 6 % du parc. Mais l’AFC porte surtout le combat de ceux qui n’acceptent plus le modèle de “franchise participative” du distributeur, à travers lequel Carrefour conserve 26 % du capital du fonds de commerce.

Au sein du seul périmètre de la franchise participative (1 500 magasins), si l’on en croit le nombre d’adhérents revendiqué par l’AFC, 20 % du parc serait donc “frondeur”. Soit un franchisé sur cinq, aujourd’hui, qui aurait décidé de rejoindre l’AFC.

L’association a été créée en 2020. Le rythme des adhésions s’est accéléré depuis 2024 et le lancement d’une action en justice de l’AFC contre Carrefour. Le “projet X” mis en application cette année (appros parallèles en marques nationales à des prix plus compétitifs) dope lui aussi le nombre d’inscriptions.

Carrefour explique que son rôle de franchiseur implique davantage de services rendus que celui du grossiste choisi pour le projet X. Ce qui justifierait ses tarifs plus élevés. Pas sûr que l’argument fasse mouche…

Le distributeur assume par ailleurs son modèle “participatif”. Quand le groupe vend un magasin à un franchisé, il conserve 26 % des parts pour s’assurer une minorité de blocage et empêcher le commerçant, à la fin de son contrat, de partir à la concurrence. Une clause qu’il estime ne pas être abusive, puisque connue dès le début de la relation. Bercy est d’un autre avis. Charge maintenant à la justice de trancher.

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